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En France, la formation est très peu utilisée, comparativement aux autres pays de l’Union Européenne.
Nos entreprises se reposent beaucoup sur notre capital humain, facteur-clé de la compétitivité.
Néanmoins, l’inadéquation entre les compétences disponibles sur le marché du travail et les besoins nécessaires à la relance de l’économie, risque fort d’aller croissant.

La formation, un outil stratégique et managérial en 2017

Toutes les entreprises ont des objectifs de développement et de performance à atteindre.Par ailleurs, face au rythme de l’innovation technologique et à l’accroissement de la concurrence, les entreprises font face à un savoir-faire avec une flexibilité et une capacité d’adaptation accrus, afin de rester compétitives. 

La formation constitue est l’un des moyens pour y parvenir !

Aujourd’hui, sous peine de disparaitre, il est primordial d’évoluer en permanence, afin de faire face aux mutations car la demande des clients évolue.

Notez-le : la formation est un moteur de changement puissant et efficace.

Elle vise en permanence à adapter les compétences des salariés aux exigences de leur fonction.Pour cela, il faut élaborer des stratégies de développement pour rester rentable et compétitif et surtout il convient d’impliquer le personnel de l’entreprise. De plus, l’instauration d’un management de qualité contribue à créer un nouvel état d’esprit dans l’entreprise.En effet, le recensement des besoins en formation nécessite une participation active de tous.

La formation doit devenir un espace de dialogue et de concertation entre tous les acteurs autour des objectifs visés et des moyens à atteindre.

C’est à partir du projet d’entreprise que s’articule la formation des salariés pour lui donner du sens et la positionner comme un vecteur stratégique de développement économique et social de l’entreprise.

La formation peut être motivée pour plusieurs raisons :

  • une volonté économique, donc un outil au service de la compétitivité 
  • un besoin conjoncturel ou une conséquence de l’évolution technologique 
  • un outil de gestion des carrières du personnel 
  • un moyen de gratifier le personnel 
  • un moyen d’accroitre l’implication du personnel.

La formation professionnelle, un investissement primordial !

Les entreprises accordent peu de temps aux qualifications.

En effet, ces dernières s’empressent d’épuiser le budget formation dédié, sans tenir compte des qualifications de l’ensemble des salariés.

La formation ne doit pas être prise à la légère ou être mise de côté !

Elle est un investissement et doit être jugée et gérée comme telle.

Néanmoins, en France, elle est plutôt considérée comme un coût que comme un investissement immatériel, comme une dépense dont on évalue mal l’intérêt plus que comme un investissement dans le capital humain, créateur de richesse.

Le fait qu’elle soit une obligation légale y est pour beaucoup !

La formation doit être considérée comme une contribution au capital humain des entreprises.

Et la création du compte personnel de formation entré en vigueur en janvier 2015 est l’outil concrétisant la nécessité.

La formation peut devenir le ressort essentiel du retour à la croissance !

Attention : la formation, ce n’est pas du savoir, c’est de la compétence !

Se former, c’est la garantie de la performance et l’assurance de ne pas être remplacé.

 

La formation professionnelle : facteur de développement durable !

La formation et la compétitivité d’un pays sont étroitement liées.

En effet, il apparait qu’un pays qui investit sur la formation est un pays qui monte en gamme.

La formation professionnelle crée de la valeur économique et sociale et cela favorise le commerce extérieur.

L’investissement de moyen long terme dans le développement des compétences, est un indice de bonne gestion du capital humain.

En effet, les efforts que feront les entreprises deviendront alors un « critère de valorisation » du capital humain.

Il est à noter que cela procure à l’entreprise un avantage concurrentiel.

Pour cela, dix indicateurs permettent de rendre compte de la politique formation d’une entreprise et de l’orienter.

Les indicateurs relevés sont les suivants :

  • le nombre moyen d’heures de formation par an, par salarié 
  • le taux d’accès à la formation 
  • le pourcentage des salariés n’ayant pas bénéficié d’actions de formation depuis au moins deux ans 
  • le nombre de stagiaires et d’alternants 
  • l’effort financier de formation 
  • la répartition des heures de formation par thème 
  • le pourcentage des salariés bénéficiant d’entretiens d’évaluation et d’évolution de carrière pédagogique intégrant une composante formation 
  • les programmes de développement des compétences et de la formation tout au long de la vie destinés à assurer l’employabilité des salariés et les aider à gérer leur fin de carrière 
  • le nombre de salariés ayant suivi une formation certifiante 
  • les programmes locaux et nationaux d’aide au développement des compétences

La plupart de ces critères sont déjà suivis par de nombreuses entreprises.

 

Tout le monde doit avoir le droit de se remettre à jour, après sa formation initiale ! Il y va de notre avenir…